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Lettre envoyée le 22/09/2014


Lundi 22 septembre 2014                     La lettre N°187

 

Actuellement en vacances, me voici à nouveau de passage au Japon. Parti in-extrémis lundi dernier pour Tokyo, avec le dernier avion avant la grève des pilotes, j'ai rejoint dès le lendemain l'île de Hokkaido avec, pour projet initial, de visiter l'endroit pendant un mois. Mon projet tournera court face à l'impossibilité de trouver où me loger les premières nuits et ma lassitude grandissante. Je suis désormais convaincu d'une chose : il est fortement déconseillé de parcourir cette île sans avoir auparavant réservé son hôtel auparavant. Ou alors, mieux vaut emporter sa toile de tente. Cette île est ainsi, éloignée de tout (il faut actuellement une dizaine d'heures depuis Tokyo pour accéder en train à Sapporo), très rustique dans son fonctionnement et manifestement pas équipée pour le tourisme. Sapporo est le parfait exemple de la ville qui organise de nombreux évènements afin d’attirer les visiteurs , ce qui est plutôt louable, et qui ne possède pas assez de chambres d'hôtels pour accueillir tout le monde. Un personnel de l'office de tourisme me confirmera la chose. Ayant d'abord souhaité faire escale à Otaru pour deux nuits, je dus me replier dans une commune voisine loin de tout et, qui plus est, tomber dans un traquenard, faute de place. Je décidais alors de me rendre à Sapporo (à trente minutes de là en train) dans l'espoir de trouver une chambre. Malheureusement, tout était complet et je me voyais déjà passer la nuit à la belle étoile (façon de parler car il pleuvait...). Jusqu'à ce que le Créateur ne me suggère de demander au bureau de tourisme de la gare de contacter pour moi la mission catholique locale pour savoir si celle-ci pourrait accueillir en urgence un brave pèlerin comme moi. Bingo ! Je passerai ainsi la nuit à l'église Santa Maria de Sapporo, où un prêtre m'attribuera généreusement (et gracieusement!) une confortable chambre pour la nuit. Une bonne douche, et au lit ! Cette journée de jeudi m'avait épuisé : Pour ma première nuit à Hokkaïdo, j'avais, non sans difficulté, trouver une auberge (ryokan) à Oshamambe (un village de 600 âmes). On vint me chercher à la gare et je dormis dans une chambre basique mais traditionnelle. On ne me proposa pas de diner (ni de petit-déjeuner le lendemain) mais je me suis dit qu'il s'agissait sans doute d'une coutume locale de partir au lit sans manger. Grâce à l'aide de Takai San, l'homme de la maison, qui utilise un traducteur de langues pour se faire comprendre, et à un autre Japonais de passage, j'avais trouvé pour les deux nuits suivantes un hébergement près d'Otaru, mais devais déchanter devant l'absence d'internet (malgré la promesse de la propriétaire, une mamie charmante mais ripoux!). Furieux, et ayant horreur de la publicité mensongère, je prenais alors mes cliques et mes claques, et montais dans un taxi en direction du commissariat local pour expliquer ma situation, sous l'oeil dépité de la propriétaire, qui, sentant le vent tourner, m'avait remboursé quelques secondes auparavant. Malgré la fatigue de la journée, j'arrivais toutefois à expliquer mon litige en japonais (C'est Etsuko San, mon professeur de japonais, qui va être contente!) Et de gagner la confiance des deux policiers qui me conseillèrent de me rendre sur Sapporo afin de trouver plus facilement un logement. L'un d'entre eux, après avoir téléphoné à la propriétaire du logement, me raccompagna à la gare. C'est ce qui s'appelle du service sur mesure. Vous comprendrez aisément qu'après de telles aventures, et un temps pourri sur place, je décide d'écourter mon séjour sur cette île aïnou certes remplie d'histoire (s) mais trop compliquée pour moi. Manifestement, le touriste n'est pas le bienvenu (j'en ai d'ailleurs rencontré que quelques-uns en deux jours), malgré la gentillesse des gens sur place. Mais que voulez-vous, on ne peut pas inventer des chambres disponibles qui n'existent pas....Je réservais donc hier soir mon train (dix heures dans l'autre sens) pour Tokyo et ma chambre au Toyoko Inn, car il me tardait de retrouver le Japon, le vrai, celui que j'affectionne, histoire de reprendre un peu mes esprits avant de repartir pour un autre endroit. Heureusement que je dispose d'un mois sur place, cela me laisse suffisamment de temps. Adieu donc ours d'Hokkaïdo, petits ports de Wannakaï ou d'ailleurs, lavande et autres spécialités, c'est promis, j'attendrai désormais au moins 2016 pour tenter une nouvelle incursion sur Hokkaïdo, c'est à dire la mise en service du Shinkansen jusqu'à Hakodate, voire...2030, qui est la date prévue pour l'arrivée de ce train jusqu'à Sapporo (en espérant que d'ici là, les ours des forêts du nord-est ne soient pas décimés).Dans l'intervalle, je décidais de partir ces prochains jours à la découverte du Tohoku, en prenant soin cette fois de réserver tous mes hébergements avant mon départ.

Il y a quelques semaines, le musée de la Poupée de Paris m'informait de l'inauguration prochaine de deux nouvelles expositions : Minuscules » (consacrée aux poupées de collection de très petite taille) et « Boules de neige » (exposition qui présente plusieurs centaines de ces objets classés dans différents thèmes). A découvrir absolument pendant quelques mois et à partir du 23 septembre. D'autant plus que le musée fêtera bientôt son...vingtième anniversaire (d'où deux expositions simultanées au lieu d'une). Vingt ans de rêves, de poupées et de magnificence. Pourvu que ça dure ! Dans l'immédiat, je vous propose de partir à la découverte de ces deux univers, grâce à mon reportage.

 

Yves

 

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