Singulière noblesse: L'héritage nobiliaire dans la culture française contemporaine, d'Eric Mension-Rigau (Fayard)
La revendication aristocratique de distinction a-t-elle encore un sens aujourd’hui ? Fondée sur le principe d’une hérédité, prolongeant le souvenir d’un privilège et attachée à la permanence des usages, elle paraît en complet désaccord avec la culture dominante qui exalte la justice sociale et l’aspiration égalitaire.
Depuis près de vingt-cinq ans, Éric Mension-Rigau, en historien, rassemble des sources, côtoie, observe, interroge les descendants des grandes familles aristocratiques afin de comprendre comment cette « caste », aujourd’hui sans statut officiel, tente de s’adapter aux évolutions sociales et politiques du monde qui l’entoure. Entre résistance et concession, les nobles français sont en charge d’un héritage qui dépasse leurs simples familles, dépositaires d’une histoire et d’une mémoire collective qu’ils se doivent d’entretenir.
Entre l’essai sociologique et la recherche historique, Singulière noblesse invite à saisir une catégorie sociale dans sa spécificité, mais aussi dans le rapport que la société tout entière entretient à son égard, révélant, en creux, notre rapport au passé.
Châteaux de famille : Une élégance française, d'Eric Mension-Rigau (Editions Chne)
La France est le pays des châteaux : ils parsèment les campagnes, coiffent les cimes, étonnent les étrangers par leur variété et leur abondance. Châteaux de famille, une élégance française invite à découvrir des demeures habitées depuis plusieurs générations par une même famille. Austères forteresses adoucies par la Renaissance ou édifices classiques pourvus de la grâce souriante du XVIIIe siècle, tous sont des trésors de beauté : silhouette majestueuse, parc aux arbres séculaires, intérieurs somptueux. De la Bretagne à la Lorraine, de la vallée de la Loire aux Cévennes, ils témoignent de la pérennité des traditions aristocratiques et d'un art de vivre raffiné, que dévoilent les superbes photographies de Christophe Lefébure et les textes érudits d'Eric Mension-Rigau.
L'Evangile selon Saint Métro, de Philippe Bornet (Editions Via Romana)
Ce guide des saints parisiens est une carte du métro plaquée sur le Ciel.
Contrairement aux héros, les saints tirent leurs forces de Dieu. Laissés à eux-mêmes, ils sont faibles, pécheurs voire criminels. Plus de trois cents saints ont vécu à Paris ! Un trésor inouï à portée de main ! Un évangile raconté par le métro.
Classés par stations et par arrondissements, voici leur histoire, leurs reliques et les chefs d’œuvre qu’ils ont inspirés.
Quelques-uns des saints répertoriés : Denys, Geneviève, Clothilde, Jeanne d'Arc, Louis de France, François de Sales, Ignace de Loyola, Jean-Baptiste de La Salle, Louise de Marillac, Vincent de Paul, les carmélites de Compiègne, les martyrs de 1792, Catherine Labouré, Frédéric Ozanam, Rosalie Rendu, Marie-Eugénie Milleret, les martyrs de 1871. Sans compter sainte Marie, apparue rue du Bac.
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La désinformation autour de la guerre de Sécession, de Alain Sanders (Atelier Fol'Fer)
Il y a belle lurette que de nombreux historiens anglo-saxons ont fait et continuent de faire litière des clichés très politiquement corrects sur ce qu'on appelle en France la "guerre de Sécession". Appellation que nous utiliserons nous-même pour des raisons de facilité. Mais en signalant que les Yankees désignent ce conflit sous le nom de guerre civile. Et que les Sudistes disent la guerre entre les États (ou encore : l'invasion nordiste, la guerre d'agression, etc.). Le traitement objectif de ce conflit meurtrier, de cette guerre totale, de cet affrontement sanglant, par de nombreux historiens, notamment outre-Atlantique, signifie-t-il pour autant que le sujet soit désormais abordé de façon apaisée aux Etats-Unis ? Pas forcément. Certes des centaines de livres rendent justice au Sud et sont d'utiles antidotes à ces études "historiques" pour lesquels l'affaire est définitivement réglée : les vertueux Nordistes d un côté et, de l autre, les diaboliques Sudistes. C'est tout cela que nous allons évoquer dans les pages qui suivent. Et d abord montrer que le Nord n a pas agressé le Sud pour des "raisons humanitaires" (comme on dirait de nos jours pour justifier parfois l'injustifiable). Lincoln a une statue gigantesque à son effigie à Washington. Et à Monroe, et à Richmond, on interdit de célébrer les soldats noirs vêtus de gris qui, au coude à coude avec les soldats blancs vêtus de gris, choisirent de se battre et de mourir pour Dixieland. Cherchez l'erreur...
On va dans le mur... de Agnès Verdier-Molinié (Editions Albin Michel)
Tout le monde - ou presque - est d'accord, de la gauche à la droite : l'Etat doit être réformé au plus vite. Et la baisse de la dépense publique est une priorité absolue. Mais alors qu'attendons-nous pour passer à l'action ? Face à un système devenu fou, en vérité personne ne sait comment faire. Pourtant on sait que l'empilement - des taxes, des lois, des décrets, des aides sociales, des strates administratives, des régimes de retraite, des exonérations - a produit un monstre dont la complexité et les dérives sont chaque année plus coûteuses pour les Français. Combien de temps encore allons-nous accepter cet insupportable harcèlement ? En comparant les bonnes pratiques en France et à l'étranger et en montrant comment sortir de ce terrible engrenage, Agnès Verdier-Molinié s'attaque à une machine qui doit d'urgence être mise hors d'état de nuire.
La Baraque des prêtres, de Guillaume Zeller (Editions Tallandier)
De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des « blocks » spécifiques – qui conserveront pour l’histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d’entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l’ « universalité de l’Église » est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d’un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue. La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d’invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s’effondreront, d’autres – la grande majorité d’entre eux – ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s’efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable. Cette expérience unique dans l’histoire de l’Église éclaire d’un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme. Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.
Album "Postcards", de Jean Labre
Grand voyageur et musicien, Jean Labre joue admirablement l'harmonica et a réalisé de nombreux albums. Son étonnant parcours passe par le Club de l'Harmonica fondé en 1945 par Albert Raisner. Dès lors, Jean Labre partagera son existence entre ses vols long-courriers et sa passion pour cet instrument magique. Je l'ai rencontré à bord d'un vol, de retour de Tokyo (Japon) et ai découvert un homme délicieux. Ecoutez les deux morceaux ci-joints et vous craquerez pour notre prince de l'harmonica!
Quand le fer coûtait plus cher que l'or: 60 histoires pour comprendre l'économie mondiale, de Alessandro Giraudo (Fayard)
L’histoire économique est souvent amnésique : elle a oublié des pans entiers de ce qui la compose et renvoyé au rang d’anecdotes des événements majeurs. Ces petites histoires sont pourtant très éclairantes pour comprendre l’évolution de l’humanité, de l’âge de pierre à nos jours.
Le commerce et la disponibilité de l’or, des épices ou des métaux précieux ont fait et défait les empires. Les révolutions dans les technologies, les transports, les armes, dans la fabrication des couleurs ou dans l’espionnage industriel ont chamboulé l’organisation des sociétés autant que les révoltes d’esclaves, les changements climatiques ou les grandes épidémies. Qui gagne, qui perd, qui décide… et à qui profite le commerce ?
En soixante siècles, les modes en économie ont radicalement changé, bouleversant les équilibres entre riches et pauvres. Le pouvoir s’est déplacé sans cesse sur la planète, à très grande vitesse, et bien rares sont les contemporains qui s’en sont rendu compte.
Avec un recul salutaire, Alessandro Giraudo nous plonge dans le chaudron bouillant de notre propre histoire.